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TAXI
DRIVER Bernard Hermann Oeuvre testamentaire de Bernard Hermann, la musique du film culte de Martin Scorsese Taxi Driver est une lente dérive urbaine et paranoïaque, sombre et envoûtante. Musicalement, le son est bien ancré dans les années 70 et bénéficie d'une production irréprochable. On passe sans problêmes par de savantes déclinaison jazz et funk (I work the whole city, Betsy in the white dress), des progressions plus sombres (le prodigieux The days do not end), un intermède capiteux et très easy (Reprise : theme from taxi driver) et les cordes crépusculaires du sublime Diary of a taxi driver (samplé par Troubelmakers). Sans doute le disque le plus funky de Hermann, mais également un chant du cygne très touchant. Le Chiffre
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ROLLERBALL
André Previn BO mineure pour les amateurs de groove millésimé, Rollerball ne contient que deux morceaux digne d'intérêt (sauf si vous appréciez les partitions classiques pour grand orchestre de Shostakovich et Tchaikovsky). Tout d'abord Executive party, petit morceau au groove malicieux et au moog plus que recommendable, qui mérite vraiment toute votre attention. Ensuite, Executive party dance, croisement hybride réussi de blues poisseux et de délire psychédélique. A vous de voir si vous êtes prêt à payer le prix fort pour seulement deux morceaux de bonheur. Le Chiffre
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MIDNIGHT
COWBOY John Barry Pièce maîtresse dans l'oeuvre de John Barry, Midnight Cowboy est également passée à la postérité gràce au tube Everybody's talkin' de Freid Neil (une des plus belles chansons jamais écrite, sois dit en passant). Barry atteind ici une qualité d'écriture et une émotion rarement atteinte autrement. Les morceaux qu'il compose baigne tous dans une nostalgie sourde et profonde (Joe buck rides again, Fun city, Midnight cowboy). Le reste du disque est composé de morceaux pop beaucoup plus légers (He quiet me man, Jungle gym at the zoo) voir carrément psychédéliques (Old man willow qui sonne comme du Broadcast) écrits et interprétés par des groupes additionnels très respectables (The Groop, Leslie Miller, Elephants Memory). Un classique indémodable pour les amateurs d'émotions fortes. Le Chiffre
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THE
TRIP The Electric Flag Psychédélique et complètement délirant, cette B.O planante pour une production de Roger Corman, le papes de la série B et Z riches en couleurs. On peut noter dans le casting la présence de Peter Fonda et Dennis Hopper (Easy Rider) et également Susan Strasberg (Psych Out), le tout écrit par le grand Jack Nicholson. L'ambiance générale est plutôt bizarroïde, n'oublions pas que le thème du film est la visualisation que l'on a des effets du L.S.D sur un personnage saint de corps et d'esprit. Il y a quand même quelques morceaux plutôt Rock'n'roll dans le bon sens du terme bien sûr comme : "Flash, Bam, Pow", "Practice Music" ou le fameux "Fine Jung Thing", de 7'25 min qui illustre une scène de boite de nuit complètement déjantée, à noter aussi le très free jazz "Peter Gets Off". Un album sympathique à écouter de préférence le soir avant d'aller se coucher. Coog
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TOUT
LE MONDE IL EST BEAU, TOUT LE MONDE IL EST GENTIL Des textes de Jean Yanne pour une B.O très éclectique musicalement. Grosse orchestration pop 70's pour le thème principal, ainsi que de petites perles comme : "Cine Qua pop" ou encore "Alleluia Garanti", mais aussi du jazz, du blues "Jésus à San-Francisco", du tango (sniff) et bien d'autres. Les textes sont tous dédiés à Jésus, qui aurai la super côte si les messes du dimanche étaient aussi joyeuses et mouvementées que cela. Bref, c'est pour délirer, c'est léger, mais très bien orchestré. A noter que c'est à Michel Magne que l'on doit également la B.O de " Moi y en a vouloir des sous" avec la participation du groupe MAGMA. Coog
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THE
FOX Lalo Schifrin Loin de ses fameuses BO nerveuses et chauffées à blanc, Schifrin se livre ici à un exercice beaucoup plus sombre et intimiste, voir classique (en apparence). On retrouve les traces du passage du jeune Schifrin aux cours d'Olivier Messiaen à Paris, lorsque celui-ci enseignait ses conceptions de la modernité musicale contemporaine. L'orchestration se limite à un piano, une flûte solitaire, quelques cordes, et des percussions timides. On retrouve le thème archi-connu The Fox, qui servira plus tard de bande son à la publicité Dim, dans une version remaniée de façon plus pop par Hugo Montenegro. Ce thème sert en fait de trame musicale au disque et se retrouve décliné sous différentes formes : tours à tours vaporeuses, oniriques, inquiétantes... Une oeuvre différente et assez difficile à déconseiller aux amateurs de groove. Le Chiffre
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ENTER
THE DRAGON Lalo Schifrin Classique incontournable de la musique de film nerveuse et classieuse estampillée 70's, Enter the dragon fait partie de ces rares chefs d'oeuvres auxquels on vient régulièrement ce ressourcer. Le morceau d'ouverture ouvre déjà sérieusement notre appétit de groove féroce chauffé à blanc avec un thème imparable portant les cris de combats de Bruce Lee. Le reste de l'album entretient la tension nerveuse avec des morceaux finement ciselés dans le jazz, le funk et quelques ambiances orientalisantes. Schifrin joue de toute sa science de l'orchestration et manie les contrastes musicaux avec le plus grand brio. Ce disque doit absolument figurer dans votre discothèque. Le Chiffre
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BEYOND
THE VALLEY OF THE DOLLS Various
Artists Une fable tragique retraçant les aventures d'un groupe pop féminin nommé Carrie Nations, une production Russ Meyer. Au programme, musique pop, grosses poitrines et atmosphère psychédélique, parodie directement inspirée d'un roman intitulé The Valley Of The Dolls. Tout est réunis ici pour nous faire passer un bon moment, les décors complètement hallucinants et extravagants, la musique avec entre autres : The Sandpipers, The Carrie Nations et le groupe hallucinogène par excellence The Strawberry Alarm Clock. Une B.O très variée tout en restant bien fidèle à cette période que l'on adore tous, le flower power. Du sexe, du sang et des substances illicites (LSD), mais tout de même une fin joyeuse, avec un mariage des plus kitch en clôture. Pour ce qui concerne le son en lui même, des balades pop, des instrumentaux musclés et une touche de Library Music à la sauce KPM, on retiendra également l'incontournable Incense and peppermint des Strawberry Alarm Clock, accompagnant une scène de dancefloor déjantés. A noter que ce film fut aussi intitulé Hollywood Vixen et donc le premier d'une longue série : Super Vixen, Méga Vixen, Ultra Vixen, etc... Voilà en conclusion il faut signaler que ce petit bijoux a été réédité en vidéo et que l'on peut le trouver assez facilement chez les grands distributeurs. Coog
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FRITZ
THE CAT Various Artists Fameux dessin animé, destroy pour l'époque avec au menu encore du sexe, de la violence et de la très très bonne musique, le tout produit par Steve Krantz spécialiste du genre qui nous livre une critique de la société américaine du début des années 70, illustrée par un cartoon avec pour héros, un chat assoiffé de luxure, de défonce, mais totalement attendrissant. On évoque aussi les discriminations raciales, la prostitution et l'utopie de jeunes qui luttent contre des esprits réactionnaires et conservateurs. Musicalement on ne reste pas sur sa faim, tout ce qui constitue les bons ingrédients d'un chef d'oeuvre de la Blaxploitation sont réunis, le redoutable morceau Mamblues avec Bernard Purdie à la batterie secondé par Cal Tjader au xylophone, peut être le titre le plus groovy du siècle et quelques autres perles comme le thème, ainsi que différents opus allant de l'acid rock dans le genre Américan woman au blues de Bo Diddley. On trouve aussi du jazz, ainsi que de la musique juive à la Rabbi Jacob. Un très bon moment en perspective, viendrons ensuite : les neufs vies de Fritz the cat et Heavy traffic dans la même lignée. A écouter et regarder d'urgence. Coog
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BEDAZZLED
Dudley Moore Non content d'être acteur, Duddley Moore nous prouve ses talents de compositeur avec ce score sublime pour une comédie sixties anglaise dans laquelle il joue aux côtés de Raquel Welch. Musicalement, on tient l'alchimie parfaite entre la classe du jazz et la folie de la pop. Les thèmes rivalisent d'énergie et d'humour et nous plongent dans une douce euphorie acidulée. Cette musique à l'évidence des chefs-d'oeuvre et le parfum des moments rares. On croise l'ombre de Bacharach (Strip Club) et de Barry (Italy) avant de surprendre une chorale de nonnes sous acide (The Leaping Nuns' Chorus). La chanson titre Bedazzled, délicieusement hautaine, vous fera fondre de plaisir. Une telle mélodie mérite le respect le plus profond. Un témoignage bien vivant et terriblement raffraichissant sur les swinging sixties anglaises. La réédition vinyl vous coutera un peu chère et vous demandera quelques recherches (édition limitée collector à 200 ex.), mais ça vaut vraiment le coup, croyez moi. Le Chiffre
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